Lutte contre les mouches – 02 juin 2017

Lutte contre les mouches
Agir maintenant en respectant les bases

Les insectes en élevage => Les mouches sont des parasites majeurs en production animale. En période estivale, ces insectes peuvent constituer une nuisance importante.

Une prolifération non-maîtrisée des mouches peut rapidement rendre votre élevage « invivable ». Les conséquences sont multiples : baisse de la production de lait liée à l’agitation des vaches, traites mouvementées, baisse du GMQ, kérato-conjonctivite infectieuse chez les veaux et les adultes…La liste des maladies que peuvent transmettre les mouches, par contact ou piqûre, est longue : salmonelloses, entérocolites, mammites, avortements selon les espèces.

Les mouches : différentes espèces à connaître

Les espèces les plus fréquemment rencontrées sont la mouche domestique (Musca domestica), la mouche d’automne (Musca autom­nalis), la mouche piqueuse des étables ou stomoxe (Stomoxys calcitrans) et la mouche des cornes (Haematobia irri­tans). Les deux premières espèces sont des mouches suceuses qui sont omnivores et se nourrissent de déchets, excréments et matières organiques en décomposition. Les deux dernières espèces sont des insectes piqueurs-suceurs qui se nourrissent exclusivement de sang. Ce qui en fait des espèces très agressives, particulièrement par temps orageux.

Sachant que la population des mouches est constituée à 80 % de larves et de pupes, le protocole de prévention et lutte sera à destination de toutes les phases du cycle biologique de la mouche et ne se restreindra pas à la population adulte.

Sachant que la population des mouches est constituée à 80 % de larves et de pupes, le protocole de prévention et lutte sera à destination de toutes les phases du cycle biologique de la mouche et ne se restreindra pas à la population adulte.

Agir dès le printemps pour être efficace avec de strictes mesures de biosécurité

La réussite du plan de lutte contre les mouches dépend de sa précocité et de l’application de mesures strictes de biosécurité (cf. tableau « Lutte contre les insectes : plan d’action en élevage »). Cela demande d’intervenir avant de voir les adultes en nombre pour éviter de se laisser dépasser. Une fois déclenché, le processus de multiplication est exponentiel (cf. schéma « Evolution des populations de mouche »). Dès les premières chaleurs, la durée du cycle de production de la mouche domestique se raccourcit. Une mouche peut pondre de 600 à 2.000 œufs. 80 % de leur population est constituée de larves et pupes. 90 % des mouches présentes dans un élevage sont nées dans cet élevage d’où l’importance d’intervenir très en amont, dès le stade larvaire avec un larvicide surtout si l’hiver n’a pas été suffisamment froid.

La capacité de multiplication des mouches étant considérable, la réussite du plan de lutte et de prévention est conditionnée par la précocité d’intervention et le suivi des actions.

La capacité de multiplication des mouches étant considérable, la réussite du plan de lutte et de prévention est conditionnée par la précocité d’intervention et le suivi des actions.

La lutte chimique : un protocole larvicide à respecter…

Afin de limiter les populations de mouches, l’utilisation de larvicides est primordiale. Ce sont des inhibiteurs de croissance. Ils bloquent la synthèse de la cuticule lors des phases d’évolution larvaires et empêchent la formation des pupes. Les larvicides sont à appliquer sur les litières en privilégiant les zones non-piétinées par les animaux (bordures d’aire paillée, sous les abreuvoirs…), dans les fumières et fosses à lisier. Une bonne efficacité demande une intervention mensuelle avec un strict respect des doses et du mode préparatoire des produits et sans omettre de lieux où les larves peuvent se développer.

… avec des zones d’application d’adulticide à ne pas négliger

Les adulticides sont appliqués sur des parois propres. Ces surfaces ne doivent pas être lavées après application, leur usage est donc à proscrire sur les murs de salle de traite. Ces produits seront appliqués sur les zones que les mouches affectionnent : surfaces claires, en haut des parois et sans courants d’air. A contrario, un ventilateur ou un brasseur d’air repousse les mouches.

La lutte biologique : une méthode concluante et opérante

Muscidifurax raptorellus (mini-guêpe) est naturellement présente dans l’environnement, mais l’effectif est insuffisant pour inquiéter les mouches d’où l’intérêt de lâchers précoces (dès que les températures diurnes dépassent régulièrement 15 °C) puis réguliers sur la période avril/octobre. Les mini-guêpes sont disponibles à Farago Creuse en partenariat avec une société productrice de ces insectes et spécialisée dans la production d’auxiliaires zélés et d’insectes pollinisateurs. Cette méthode nécessite le strict respect du protocole (déterminé en amont avec votre technicien).

Une lutte mécanique associée pour une meilleure efficacité

Les appâts ou pièges représentent un complément comme révélateur de niveau de population et, ainsi, indicateur de nécessité d’un traitement. De plus, ils peuvent être utilisés dans des zones où ces traitements ne peuvent être réalisés.

Farago Creuse dispose d’une large gamme de destructeurs électriques d’insectes volants (DEIV). Ces appareils sont à installer dans des endroits stratégiques (box à veaux, agneaux, chevreaux, nurserie, salle de traite, ateliers de découpe et de transformation, bureaux, habitations…).

 

Pour être efficace en matière de lutte contre les insectes, le plan d’action en élevage associe des mesures sanitaires suivies avec vigilance et une combinaison des outils insecticides, biologiques et mécaniques.

Pour être efficace en matière de lutte contre les insectes, le plan d’action en élevage associe des mesures sanitaires suivies avec vigilance et une combinaison des outils insecticides, biologiques et mécaniques.

Farago Creuse : un mandatement par GDS Creuse pour définir son plan d’action

Le contrôle de la population des insectes représente un paramètre majeur, tant en matière sanitaire qu’économique. Le programme de lutte est à raisonner selon les caractéristiques et objectifs de l’élevage. GDS Creuse, à travers sa filiale Farago Creuse, est à votre service pour définir le plan de lutte et fournir les éléments et les produits nécessaires à sa réalisation afin qu’elle soit la plus efficace possible.

Aurélien LEGRAND – Farago Creuse
Dr Didier GUERIN – GDS Creuse

imprimer cet article imprimer cet article