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IBR en Creuse – 13 octobre 2017

L’IBR en Creuse
L’éradication en vue

Bilan IBR 2016-2017 => La mise en place de l’arrêté ministériel IBR du 31/05/2016 a conforté la politique sanitaire engagée par GDS Creuse depuis 1994 et va permettre la finalisation de l’éradication de l’IBR en Creuse.

 

2016-2017 a vu, en Creuse, une nouvelle baisse du nombre de cheptels IBR positifs renforçant ainsi notre situation très favorable. Avec la mise en application de l’arrêté ministériel IBR du 31/05/2016, l’objectif d’éradication est plus que jamais à portée.

Une situation creusoise favorable avec près de 99 % de cheptels négatifs facilitant les échanges pour la France, l’Europe ou l’international…

Au 31/08/2017, sur 2.788 cheptels bovins creusois, 2.684 (96,27 %) étaient avec un statut « indemne d’IBR » et 33 (1,18 %) détenaient au moins un bovin positif (7 élevages avec 1 bovin positif, 11 avec 2 à 10 bovins positifs et 15 avec plus de 10 bovins positifs). Notre département se trouve donc dans une situation très favorable pour finaliser l’éradication IBR avec une facilitation encore améliorée des circuits commerciaux, y compris aux échanges et à l’export et envisager un prochain allègement de la prophylaxie.

Le taux de cheptels positifs en IBR était de 1,18 % au 31/08/2017 contre 1,81 % au 31/08/2016. Chaque début de campagne, chaque éleveur avec des bovins positifs au sein de son cheptel est contacté. Pour cette campagne, il va être notamment informé sur la fin de la période transitoire de la mesure suivante : un cheptel en assainissement ayant éliminé ses bovins positifs en IBR peut ne contrôler que les bovins de plus de 24 mois si sa prophylaxie est réalisée avant le 31/12/2017, à partir du 01/01/2018, il devra contrôler tous les bovins de plus de 12 mois.

… avec une amélioration des outils analytiques…

Depuis octobre 2016, les Laboratoires Départementaux d’Analyses disposent d’un outil de confirmation, le test gE. Un animal n’est désormais conclu positif que s’il réagit à trois tests différents consécutifs. Cela permet d’éviter les suspensions d’appellation de cheptel suite à un résultat positif en attendant la confirmation par un test spécifique (test gE), jusqu’alors réservé au Laboratoire National de Référence.

… mais un isolement à l’introduction qui reste plus que jamais d’actualité

8 cheptels indemnes ont présenté des animaux avec des résultats positifs, dont 4 en grand nombre, signe d’une circulation virale importante. Dans tous les cas, l’introduction dans le cheptel de nouveaux animaux a été mise en évidence. Cela confirme l’impérieuse nécessité d’isoler tout animal à l’introduction surtout s’il a été en contact avec d’autres bovins pendant son transfert du cheptel de départ vers celui d’arrivée.

Les premiers effets positifs de l’arrêté ministériel IBR du 31/05/2016…

Cet arrêté a pour objet l’éradication de l’IBR avec l’attribution d’un statut IBR à chaque élevage, le renforcement de la surveillance et de l’assainissement avec des restrictions à la circulation des bovins issus de cheptels non-indemnes d’IBR.  Cela a permis de faire passer le nombre de cheptels détenant des animaux positifs de 50 en 2016 à 33 en 2017, soit une baisse de 34 % !

… avec des impacts favorables dans les cheptels indemnes et plus contraignants dans ceux en assainissement pour une limitation des contaminations

Des dérogations au contrôle IBR à l’introduction peuvent intervenir si les bovins sont issus de troupeaux indemnes d’IBR avec un transport maîtrisé. Depuis octobre 2016, 8.000 bovins pour 1.900 introductions en ont bénéficié.

Par contre, pour tout bovin issu d’un cheptel non-indemne, un contrôle IBR est à réaliser dans les 15 jours précédant le départ afin de ne mettre dans le circuit « propre » que des animaux négatifs en IBR. Les bovins destinés à un troupeau d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié ou à l’abattoir peuvent déroger à l’obligation de dépistage. Une étiquette « Bovin non dépisté IBR » est alors à coller sur l’ASDA par l’éleveur afin de dégager sa responsabilité et informer les acquéreurs ultérieurs de l’absence de dépistage avant départ. De plus, tout troupeau en cours d’assainissement ou non-conforme doit contrôler ses bovins à partir de 12 mois et non à partir de 24 mois comme les élevages indemnes et en cours de qualification. Les cheptels en assainissement ayant éliminé leurs bovins positifs en IBR peuvent ne contrôler que les bovins de plus de 24 mois si leur prophylaxie est réalisée avant le 31/12/2017.

L’arrêté ministériel IBR renforce l’assainissement des troupeaux avec des restrictions à la circulation des bovins reconnus infectés et des demandes de contrôle pour les bovins issus de cheptels n’ayant pas le statut « indemne d’IBR » (moins de 4 % des cheptels en Creuse).

Une vaccination des positifs dans le mois suivant le résultat d’analyse…

Afin de limiter le risque de contamination des congénères, tout bovin ayant présenté un résultat IBR défavorable est à vacciner par son vétérinaire sanitaire dans le mois suivant la notification du résultat d’analyse sauf si l’animal est envoyé par transport sécurisé à l’abattoir. La vaccination sera entretenue par des rappels vaccinaux réalisés par le vétérinaire sanitaire.

… avec une ASDA marquée « Bovin positif IBR »

Lorsqu’un bovin est reconnu positif en IBR, pour faciliter son identification et la mise en place des mesures de restriction correspondantes, son ASDA est à marquer avec une étiquette « Bovin positif IBR ». Sa sortie n’est autorisée que vers un abattoir ou un troupeau d’engraissement dérogataire. Lorsque les mesures prévues par l’arrêté ne sont pas respectées (troupeau non-conforme), tous les bovins du troupeau sont considérés comme infectés.

Une séparation des circuits pour le transport et les rassemblements

Afin de limiter toute nouvelle contamination, un bovin reconnu infecté d’IBR ne peut être introduit dans une exploitation ou mélangé à des bovins de statut différent, y compris lors du transport ou de tout rassemblement. Tout bovin entré en contact avec un bovin reconnu infecté sera à son tour considéré comme infecté.

A terme, un allègement de prophylaxie

Dans les zones à situation épidémiologique favorable (taux de cheptels positifs inférieur à 1 %), la qualification IBR est maintenue par contrôle de 20 % des bovins âgés de plus de 24 mois ou par contrôle annuel du lait de mélange. Avec 1,18 % de cheptels détenant des animaux positifs, cet objectif est en vue à court terme pour la Creuse.

Pour chacun, certifier son cheptel au regard de l’IBR, pour tous, obtenir le statut de zone épidémiologique favorable

Le « J’apporte des garanties », étape de notre concept « Le sanitaire… j’adhère ! », demande, au niveau individuel, de certifier son cheptel au regard de l’IBR pour bénéficier des avantages de commercialisation avec une limitation des contraintes et, au niveau collectif, d’obtenir le statut de zone épidémiologique favorable pour la Creuse avec un allègement des contrôles dans les cheptels indemnes d’IBR. Pour finaliser cette éradication de l’IBR, nous mettons à disposition de nouveaux outils (étiquettes « Bovin positif IBR » et « Bovin non dépisté IBR » à coller sur les ASDA, nouveau billet de garantie conventionnelle, nouveau formulaire de demande de dérogation…), nous avons contacté chaque éleveur avec un cheptel détenant des bovins positifs, nous avons informé vos vétérinaires sanitaires et réuni vos opérateurs commerciaux. Pour tout renseignement complémentaire, contactez votre vétérinaire sanitaire, la DDCSPP ou nous-mêmes.

Dr Boris BOUBET – Dr Didier GUERIN
GDS Creuse

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