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Grande douve et paramphistome, faîtes des analyses – 01 décembre 2017

Grande douve et paramphistome…
L’analyse est automatique !

Grande douve et paramphistome => La saison hivernale représente une période stratégique de gestion de ces deux parasites. Un raisonnement précis de votre plan de lutte, appuyé sur des analyses, est à effectuer chaque année à l’entrée de l’hiver.

La grande douve (Fasciola hepatica) et le paramphistome (Calicophoron daubneyi) sont deux trématodes avec des cycles parasitaires très semblables. Les œufs excrétés par les ruminants vont éclore en milieu aquatique, libérant une larve. Ce miracidium va rechercher son hôte intermédiaire, un petit escargot aquatique. Des études récentes ont révélé que la limnée tronquée n’est plus la seule contaminée et que d’autres limnées, voire des planorbes sont également infestées. Les cercaires libérées se fixent sur un brin d’herbe et s’enkystent sous forme métacercaire qui sera ingérée par le ruminant.

Une infestation grande douve toute l’année avec un pic en automne

L’infestation peut se faire toute l’année avec 3 cycles parasitaires : un cycle transhivernant avec contamination de printemps, un cycle d’été précoce et un cycle d’été tardif responsable des contaminations les plus massives. La larve traverse l’intestin, passe par le péritoine et s’installe dans le foie où elle devient adulte. L’objectif est le zéro douve car quelques parasites dans les canaux biliaires suffisent à entraîner des pertes. Les formes historiques, avec de fortes infestations et de la clinique (œdème de l’auge, amaigrissement, diarrhée), ont laissé place à une infestation subclinique avec des impacts sur la production laitière, la croissance des jeunes bovins et des taurillons, la fonction de reproduction et l’immunité avec des colostrums de mauvaise qualité.

Le paramphistome, l’envahisseur du rumen

Considéré comme anecdotique au début des années 90, il est aujourd’hui très largement répandu. Cette émergence est liée à 3 facteurs : une baisse globale de la grande douve qui a ouvert un espace écologique, une utilisation de douvicides spécifiques non-actifs sur le paramphistome dans les années 80 et le développement du plein-air.

Sur de jeunes animaux, on peut observer en fin de printemps ou en fin d’automne des diarrhées noirâtres parfois mortelles. Elles sont dues à la migration massive de larves au niveau de la caillette et très difficiles à diagnostiquer. La clinique classique apparaît après plusieurs années : amaigrissement, diarrhée chronique entrainant une baisse des défenses immunitaires. Elle est due à l’accumulation des parasites adultes dans le rumen, un paramphistome pouvant vivre plus de 5 ans en absence de traitement.

Un plan d’action intégrant les mesures agronomiques

L’immunité contre les trématodes est faible, voire néfaste pour le foie avec la grande douve. La lutte contre ces parasites ne se résume pas au schéma thérapeutique. Limiter l’infestation permet de réduire les pertes économiques et d’optimiser les traitements, coûteux et parfois inutiles. Il n’y a pas de douve ou de paramphistome sans escargot aquatique et donc sans zone humide. On veillera à aménager les points d’eau afin d’éviter l’apparition de zones de piétinement, à clôturer l’accès aux zones humides et à éviter la récolte de fourrages dans ces zones, les métacercaires persistant plusieurs mois.

Une composante importante du concept « Le sanitaire… j’adhère ! », une utilisation du kit diagnostic à renforcer

Composante du concept « Le sanitaire… j’adhère ! », votre plan antiparasitaire est à définir chaque année avec votre vétérinaire, à cette période pour la grande douve et le paramphistome, à partir des observations de vos bovins, du cycle de pâturage de chaque lot, des traitements réalisés et du kit diagnostic. Votre vétérinaire et GDS Creuse sont à votre disposition pour tout renseignement. Pour plus d’information, consultez le chapitre « Parasitisme » dans l’onglet « La boîte à outils bovins » sur notre site.

Dr Boris BOUBET – Dr Didier GUERIN
GDS Creuse

 

 

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