Lutte contre les rongeurs – 21 novembre 2018

Dératisation : une vigilance à l’automne
Un protocole et des techniques à respecter pour être efficace

 

Dératisation => Deux types d’action sont à différencier : préventive et curative. Pour chacune d’elles, les techniques et méthodes d’intervention demandent à être parfaitement maîtrisées.

 

Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et un apport de nourriture abondant lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne). Il est fortement recommandé de mettre en place une action préventive même si aucune présence n’est détectée.

L’action préventive pour prévenir la pullulation

Cette lutte est considérée, par tous les techniciens de dératisation, comme la plus complexe à réaliser. En effet, la principale difficulté est qu’aucun rongeur n’est présent sur le site à traiter. Il est donc indispensable de respecter trois aspects primordiaux :

  • Se préoccuper des rongeurs, même si on ne relève aucune trace de nuisance.
  • Rendre inhospitaliers les lieux.
  • Mettre en place un nombre de postes d’appâtage minimum qui pourront ainsi révéler très précocement, avant leur pullulation la présence de rongeurs.

L’action curative pour limiter les impacts

Elle fait souvent l’objet d’une demande d’intervention auprès d’entreprise spécialisée. Contrairement à la lutte préventive, celle-ci est « facilitée » par les indicateurs de présence des rongeurs tels que câbles électriques rongés, aliments souillés et/ou consommés, ou encore traces de passage dans la terre, la poussière… autant d’éléments à ne pas négliger. En théorie, trois types de lutte peuvent être recensées : chimique, physique et biologique.

La lutte physique, un complément

Cette méthode ne peut être qu’un complément de la lutte chimique. Le piégeage des rats, souris… s’effectue à l’aide de tapettes, pièges divers, colle glu… Quant aux appareils à ultrasons, ils ont une action perturbatrice les premiers jours mais sont inefficaces dans la durée. En s’accoutumant au bruit, les rongeurs finissent par se préserver de cette nuisance sonore en se cachant mieux.

La lutte biologique, une anecdote

Celle-ci engendrée par d’autres espèces (chats, chiens, buses…) reste anecdotique. De plus, elle ne constitue pas un moyen efficace que l’on peut conseiller en tant que lutte.

La lutte chimique, la plus efficace

Celle-ci est de loin la plus répandue et la plus efficace. La lutte par mort lente, à partir d’ingestions d’appâts anticoagulants répétées, est recommandée. En effet, la mort intervient dans un délai de deux à quatre jours après consommation d’appâts. Ceci évite au rongeur, animal méfiant et avisé, de faire la relation entre les appâts et les effets (morts des rongeurs). Les anticoagulants bloquent le phénomène de coagulation sanguine en inhibant la vitamine K. Le seul antidote est alors une administration rapide de vitamine K1. Les principales matières actives utilisées par les techniciens de dératisation sont le difénacoum, la bromadiolone, la chlorophacinone, le brodifacoum… La lutte chimique s’effectue en intervention contractuelle (plusieurs passages annuels) pour une meilleure réussite du plan de lutte.

Plusieurs étapes à respecter, tout d’abord repérer et identifier les espèces…

Une observation attentive permettra de repérer toute trace de rongeurs sur le site par une exploration systématique à l’extérieur et l’intérieur des bâtiments (fossés, talus, dépôts d’ordures et de gravas, mares, ruisseaux, alentours de bâtiments agricoles, locaux commerciaux…). L’étape primordiale suivante sera d’identifier les espèces, cela permettra de sélectionner les méthodes d’intervention et les produits appropriés.

Lutter efficacement contre les rongeurs demande d’identifier le rongeur présent sur votre site, de connaître ses mœurs et son mode de vie afin de choisir une méthode de lutte raisonnée avec des produits efficaces.

… ensuite, choisir et mettre en place les appâts…

Le choix des appâts (matières actives et supports) découle de l’identification des rongeurs présents, le résultat de la dératisation en dépend. Il est nécessaire de proposer aux rongeurs un rodonticide dont le support (avoine, blé, maïs…) sera le plus proche possible de leur aliment consommé quotidiennement. Il est impératif d’utiliser les biocides avec précautions. Avant toute utilisation, il est nécessaire de lire l’étiquette et les informations concernant les produits.

Pour la mise en place des appâts, tout d’abord, on évitera de toucher les appâts avec les mains (utiliser une pellette, des récipients propres et des gants) car les rongeurs ont un odorat très développé. Ils se méfieront d’autant plus s’ils détectent la moindre odeur humaine. Les appâts seront disposés aux endroits où les rongeurs se sentent à l’abri des regards et des attaques de leurs ennemis (hommes, chats). Dans le cas de souris, les postes seront plus petits et beaucoup plus nombreux sur leurs passages (présence de traces et d’excréments). Dans le cas de rat noir, les appâts seront posés en hauteur, sur les poutres, les faîtes des murs… Tous ces postes sont à bien dissimuler car les rongeurs sont curieux, craintifs et cherchent toujours à s’isoler. Ces postes seront protégés, notamment des intempéries pour les postes extérieurs et des poussières pour les postes intérieurs, par des tuiles renversées, des tuyaux PVC, ou encore des plaques. 

… enfin, contrôler les appâts et le renouvellement des produits.

Le contrôle, réalisé dans les vingt jours suivants la mise en place, consistera à refaire le même trajet sans oublier le moindre poste. Tous les appâts consommés seront renouvelés même en cas de consommation partielle. Ces postes seront contrôlés régulièrement. Lors de ces contrôles, les produits seront renouvelés afin de conserver un appât frais et appétant. Cela permettra d’estimer la présence éventuelle des rongeurs et, le cas échéant, de poursuivre la lutte préventive après la phase d’éradication des rongeurs.

Les conseils pour rendre les lieux inhospitaliers

Une lutte ne sera efficace que si les lieux sont propres et dépourvus d’endroits propices à la présence de nuisibles. Il est impératif d’empêcher les rongeurs d’approcher et d’entrer dans les bâtiments. Tout stockage au contact direct des murs ou parois sera évité : laisser un espace libre de 50 cm pour éviter le refuge aux rongeurs et faciliter l’accès et la pose des appâts. Avant tout, la protection contre des déprédateurs est un problème d’hygiène. Lors d’une dératisation, le nettoyage est une règle primordiale à appliquer. Toute méthode de lutte quelle qu’elle soit ne sera qu’un complément de cette obligation.

Une lutte ne sera efficace que si les lieux sont dépourvus d’endroits propices à la présence de nuisibles. Cela commence par la « propreté » extérieure et intérieure du bâtiment.

Farago Creuse : une structure agréée, des techniciens qualifiés, une large gamme de produits certifiés et reconnus

Farago Creuse, mandatée par GDS Creuse dans son objectif de faciliter la réalisation de ses missions sanitaires (les rongeurs propagent les maladies présentes dans l’élevage), vous propose une offre diversifiée en services et en produits.

Côté services, la réalisation s’effectue essentiellement sous forme de contrat annuel adapté à chaque situation. Dans ce cadre, les sept techniciens qualifiés de Farago Creuse suivent près de 1.000 structures dans le département.

Côté produits, une large gamme de rodonticides certifiés est à votre disposition au magasin de Farago Creuse (26, rue Alexandre Guillon – 23000 Guéret) ou par les techniciens.

Pour les connaître, contactez-nous ou consultez www.faragocreuse.fr. N’hésitez donc pas à nous solliciter pour votre approvisionnement en rodonticides, la réalisation d’un devis adapté à votre structure ou pour plus d’informations.

Aurélien LEGRAND – Farago Creuse
Dr Didier GUERIN – GDS Creuse

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