Dératisation et vigilance d’automne – 30 octobre 2019

Dératisation : être très vigilant à l’automne
Un protocole strict et des techniques à respecter pour être efficace

 

La dératisation, un facteur de la maîtrise sanitaire => Deux types de lutte bien distincts : la lutte préventive et la lutte curative. Pour chacune de ces luttes, les techniques et méthodes d’intervention doivent être parfaitement maîtrisées.

Les bâtiments d’élevage attirent les rongeurs car ils représentent une source de chaleur et un apport de nourriture abondant lorsque les conditions extérieures deviennent difficiles (fin d’automne). Il est fortement recommandé de mettre en place un plan de lutte préventif même si aucune présence de rongeurs n’est détectée.

Une lutte préventive complexe

Cette lutte est considérée, par les techniciens de dératisation, comme la plus complexe à réaliser. En effet, la principale difficulté est qu’aucun rongeur ne soit présent sur le site à traiter. Il est donc indispensable de respecter trois aspects primordiaux :

  • Se préoccuper des rongeurs, même si on ne relève aucune trace de nuisance.
  • Rendre les lieux inhospitaliers pour les rongeurs.
  • Mettre en place un nombre de postes d’appâtage minimum qui seront témoins de présence de rongeurs.

Une lutte curative à plusieurs facettes

La lutte curative fait souvent l’objet d’une demande d’intervention auprès d’une entreprise spécialisée. Contrairement à la lutte préventive, celle-ci est « facilitée » par les indicateurs de présence des rongeurs telles que câbles électriques rongés, aliments souillés et/ou consommés, ou encore traces de pas dans la terre, la poussière… Autant d’éléments à ne pas négliger. Trois types de lutte sont recensées : chimique, physique et biologique.

La lutte chimique, la plus répandue et la plus efficace

Celle-ci est de loin la plus répandue et la plus efficace. La lutte par mort lente, à partir d’ingestions d’appâts anticoagulants répétées, est recommandée. En effet, la mort intervient dans un délai de deux à quatre jours après consommation d’appâts. Ceci évite au rongeur, animal méfiant et avisé, de faire la relation entre les appâts et les éventuels cadavres. Les anticoagulants bloquent le phénomène de coagulation sanguine en inhibant la vitamine K. Le seul antidote est alors une administration rapide de vitamine K1. Les principales matières actives utilisées par les techniciens de dératisation sont le difénacoum, la bromadiolone, la chlorophacinone, le brodifacoum… La lutte chimique s’effectue en intervention contractuelle (plusieurs passages annuels) pour une meilleure réussite du plan de lutte.

La lutte physique, complément de la lutte chimique

Cette méthode ne peut être qu’un complément de la lutte chimique. Le piégeage des rongeurs tels que rats et souris s’effectue à l’aide de tapettes, pièges divers, colle glue… Quant aux appareils à ultrasons, ils ont une action perturbatrice les premiers jours, mais sont inefficaces dans la durée. En s’accoutumant au bruit, les rongeurs finissent par se préserver de cette nuisance sonore en se cachant mieux.

La lutte biologique, anecdotique

Cette action obtenue grâce à la présence d’autres espèces (chats, chiens, buses, …) reste anecdotique. De plus, elle ne constitue pas un moyen efficace que l’on peut conseiller en tant que lutte.

L’identification des espèces est une étape primordiale. Elle permet au technicien de choisir les produits appropriés.

Une méthodologie d’intervention en plusieurs étapes

  1. Repérer toute trace de rongeurs sur le site : explorer systématiquement l’extérieur et l’intérieur des bâtiments (fossés, talus, dépôts d’ordures et de gravas, mares, ruisseaux, alentours de bâtiments agricoles, locaux commerciaux…).
  2. Identifier les espèces : cette étape primordiale permet au technicien de choisir les produits appropriés.
  3. Choisir les appâts (matières actives et supports) : le choix des appâts est fonction de l’identification réalisée précédemment, le résultat de la dératisation en dépend. Il est nécessaire de proposer aux rongeurs un rodonticide dont le support (avoine, blé, maïs, …) sera le plus proche possible de leur aliment consommé quotidiennement.  Il est impératif d’utiliser les biocides avec précautions. Avant toute utilisation, il est nécessaire de lire l’étiquette et les informations concernant les produits.
  4. Mettre en place des appâts : éviter tout d’abord de toucher les appâts avec les mains (utiliser une pelette, des récipients propres et des gants) car les rongeurs ont un odorat très développé. Ils se méfieront d’autant plus s’ils détectent la moindre odeur humaine. Disposer les appâts aux endroits où les rongeurs se sentent à l’abri des regards et des attaques de leurs ennemis (hommes, chats). Dans le cas de souris, mettre des postes plus petits et beaucoup plus nombreux sur leurs passages (présence de traces et d’excréments). Dans le cas de rat noir, mettre les appâts en hauteur, sur les poutres, les faîtes des murs… Tous ces postes sont à dissimuler car les rongeurs sont curieux, craintifs, et cherchent toujours à s’isoler. Protéger les postes, notamment des intempéries pour les postes extérieurs et des poussières pour les postes intérieurs, par des tuiles renversées, des tuyaux PVC, ou encore des plaques. 
  5. Contrôler les appâts et renouveler les produits : le contrôle, réalisé dans les jours suivants la mise en place, consistera à refaire le même trajet sans oublier le moindre poste. Ces postes seront contrôlés régulièrement. Tous les appâts consommés seront renouvelés même cas de consommation partielle afin de conserver un appât frais et appétant. Ce contrôle permettra d’estimer la présence éventuelle des rongeurs, et le cas échéant, de poursuivre la lutte préventive après la phase d’éradication des rongeurs ou bien de mettre en place un moyen de contrôle de présence avec l’emplois de produits « placebo » en diminuant l’emploi de produits chimiques.

Les conseils pour rendre inhospitaliers les lieux :

Une lutte ne sera efficace que si les lieux sont propres et dépourvus d’endroits propices à la présence de nuisibles. Il est impératif d’empêcher les rongeurs d’approcher et d’entrer dans les bâtiments. Eviter tout stockage au contact direct des murs ou parois : laisser un espace libre de 50 cm pour éviter le refuge aux rongeurs et faciliter l’accès et la pose des appâts. Avant tout, la protection contre des déprédateurs est un problème d’hygiène. Lors d’une dératisation, le nettoyage est une règle primordiale à appliquer. Toute méthode de lutte quelle qu’elle soit ne sera qu’un complément de cette obligation.

Farago Creuse : une structure agréée, des techniciens qualifiés, une large gamme de produits certifiés et reconnus

Farago Creuse, mandatée par GDS Creuse dans son objectif de faciliter la réalisation de ses missions sanitaires, vous propose une offre diversifiée en services et en produits. Côté services, la réalisation s’effectue essentiellement sous forme de contrat annuel adapté à chaque situation. Dans ce cadre, les sept techniciens qualifiés de Farago Creuse suivent près de 1.000 structures dans le département. Côté produits, une large gamme de rodonticides certifiés est à votre disposition au magasin de Farago Creuse (26, rue Alexandre Guillon – 23000 Guéret) ou par les techniciens. Pour les connaître, contactez-nous ou consultez www.faragocreuse.fr ou www.facebook.com/farago.creuse.1. N’hésitez donc pas à nous solliciter pour votre approvisionnement en rodonticides, la réalisation d’un devis adapté à votre structure ou pour plus d’informations.

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Aurélien LEGRAND – Farago Creuse
Dr Didier GUERIN – GDS Creuse

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